Difficultés de la traduction juridique

Le droit s’est écrit de manière très différente selon les époques et les pays. A travers l’histoire, les juristes ont toujours été confrontés aux difficultés liées à la diversité linguistique du monde. Les traducteurs juridiques ont dû, par exemple, transposer le droit romain, écrit en latin, dans de nombreuses autres langues afin de permettre sa diffusion et sa compréhension.

Qu’est-ce que la traduction juridique ?

La traduction juridique, comme tout autre type de traduction, est le remplacement de la langue source par la langue cible. Cependant, la traduction juridique est différente parce que le droit de chaque pays dépend de sa culture. Il utilise le contenu et les termes du système juridique en vigueur dans le pays d’origine du document source. Au fur et à mesure que l’économie se mondialise, le besoin de traduction juridique s’intensifie.

Outre les barrières linguistiques, les différences entre les systèmes juridiques rendent la traduction juridique très complexe.

La traduction de document juridique est la plus difficile parmi toutes les sortes de traductions et requiert la plus haute forme de précision et une connaissance approfondie des systèmes juridiques, des terminologies, des langues et des différences culturelles.

La traduction juridique est nécessaire dans de nombreux domaines, que ce soit pour les certificats de naissance, les lettres de demande, les confirmations de brevet technique, les états financiers, les contrats d’affaires, etc.

Les traducteurs doivent non seulement être familiers avec le domaine en question, mais également avec les deux langues : la langue source et la langue cible. Ils doivent faire face aux exigences réglementaires et aux subtilités juridiques des systèmes culturels et juridiques des langues avec lesquelles ils travaillent.

Terminologie et système juridique propre à chaque pays 

La traduction de documents juridiques est considérée comme l’une des traductions les plus difficiles. C’est la terminologie qui rend la chose difficile car chaque pays a son propre système juridique et donc sa propre terminologie juridique.

Il en est souvent de même lorsque les pays parlent la même langue. De plus, pour traduire un document juridique d’une langue à une autre, le traducteur doit d’abord avoir une bonne compréhension des systèmes juridiques eux-mêmes. Par exemple, entre la France et la Suisse, le système juridique est différent.

Les lois entourant le mariage diffèrent considérablement d’une culture à l’autre et l’âge du mariage n’est nullement un concept fixe. Certains pays n’ont pas d’âge minimum légal pour le mariage (Maldives, Arabie saoudite), d’autres ont un âge légal minimum très bas (9 ans dans certaines parties du Liban) et certains pays ont un âge légal du mariage très élevé (22 ans pour les hommes en Chine).

En outre, il est fréquent que les pays aient des âges de mariage légaux différents en fonction du sexe. Par exemple, les hommes sont légalement autorisés à se marier à 18 ans au Tchad, au Niger et en Iran, alors que dans ces pays, les filles sont légalement autorisées à se marier à 15 ans.

Donc, pour un traducteur juridique, ce n’est pas aussi simple que de simplement traduire le mot mariage, il doit connaître les différences entre les systèmes juridiques et les concepts juridiques partout dans le monde !

Étant donné que de nombreuses expressions de la langue source peuvent ne pas avoir d’équivalents précis dans la langue cible et que les traductions littérales peuvent ne pas avoir de sens, l’expression originale est parfois reproduite après paraphrase. Dans de tels cas, une note du traducteur est généralement jointe en annexe.

Connaissances exigeantes 

Un traducteur juridique doit avoir des compétences dans trois domaines : compétence dans la langue cible, être familier avec la terminologie pertinente et avoir des connaissances générales des systèmes juridiques de la langue source et de la langue cible. Il ne faut pas faire de la traduction mot-à-mot lorsque l’on effectue de la traduction juridique.

C’est pour cette raison que le traducteur juridique doit être linguiste, juriste ainsi que chercheur. Il doit constamment être à la recherche des nouveaux termes et des nouvelles lois afin d’être en mesure de décoder la source et d’écrire son sens réel.

De même, le traducteur doit comprendre le but et l’utilité de la traduction car cela aura une incidence sur l’approche lors de la traduction du document. Par exemple, il faudra faire attention à la tonalité dans laquelle elle s’inscrit, à la syntaxe, à la phraséologie et à la terminologie.

Les traducteurs doivent avoir accès à toutes les ressources juridiques comme les dictionnaires juridiques, les bases de données en ligne, les bibliothèques, les revues, etc. Ces derniers devront compléter leurs connaissances acquises par l’expérience afin de créer des traductions juridiquement valables dans le pays cible.

Les traductions doivent préserver la terminologie, les modèles syntaxiques et les nuances du droit des originaux.

Une autre difficulté qui concerne la traduction juridique, contrairement à d’autres formes de traduction, est la certification. Elle est généralement requise lorsque des documents tels que des certificats de naissance ou de décès, des documents d’immigration, des relevés de notes, des certificats de police, des licences de mariage, des jugements de divorce, etc. sont soumis dans des pays étrangers pour être acceptés par les tribunaux et autres institutions comme dossier légal.

Le traducteur ou le correcteur devra généralement apposer sa signature en présence d’un notaire public attestant l’exactitude du document traduit.

Structure culturelle 

La traduction juridique est limitée par le domaine du droit et la nécessité de maintenir les facteurs liés à la culture selon le document source ou le texte source. Ainsi, le texte source fournit la structure de la phrase qui est le reflet du droit ou de la culture. Le document traduit ou le texte cible doit répondre à cette structure culturelle afin qu’il n’y ait pas de légère violation de la manière culturelle, de la signification réelle ou de la juridiction.

C’est pourquoi la traduction juridique se concentre davantage sur la définition claire des droits, des devoirs, des obligations et d’autres contrats particuliers afin que ces facteurs restent inchangés après la traduction. Ce n’est pas tout, mais la traduction juridique nécessite souvent un certificat d’exactitude. En cas de traduction de documents concernant les testaments, les statuts constitutifs, les fiducies, les dépositions, l’immigration, les expositions immobilières, la présence d’un traducteur est souvent requise.

Signification VS Ton 

Une fois traduit, un document juridique doit rester fidèle à l’original dans son sens absolu. Toute déviation par rapport au texte original peut rendre un document juridique inutile, présentant des failles qui n’existent pas et véhiculant un tout autre sens. Contrairement à tout autre document, les traductions juridiques doivent être cohérentes, justes, équilibrées et représentatives du texte original.

Alors que dans d’autres textes, les traductions peuvent souvent littéralement transmettre le message dans une autre langue, c’est souvent impossible dans les documents juridiques. Les traductions doivent être juridiquement correctes plutôt que littérales, en conservant tout ce que l’auteur original voulait dire, tant par le sens que par la sévérité du ton. Ainsi, la traduction exige un certain degré de localisation pertinente pour le public cible.

Du fait de toutes ces difficultés rencontrées lors d’une traduction juridique, il est important de faire appel au bon traducteur : un traducteur professionnel, expérimenté et surtout natif.

HI-COM propose un service de traduction juridique fiable et nous faisons toujours appel à des traducteurs natifs de la langue cible afin de garantir la qualité de la traduction. De plus, notre équipe de chef de projet qualifiés se tient à votre disposition pour toutes demandes supplémentaires.

Nous serons ravis de vous aider dans vos traductions, alors n’attendez plus et contactez-nous !

Maïwenn Cottier-GarinDifficultés de la traduction juridique